Les « gay-men » : entre sexe et fétichisme.

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17 janvier 2014

Les « gay-men » : entre sexe et fétichisme.

 C’est un drame cybercrimesocial qui étend ses tentacules comme un poulpe depuis quelques années au Bénin et    dans la sous-région. Les « gay-men » comme on les appelle souvent sont les cybercriminels. Ces derniers  ne reculent devant rien pour que leurs proies (surtout européen) ne tombent dans leur nasse. Dans une  évolution suicidaire de ce phénomène, la cybercriminalité dans sa capacité de nuisance s’appuie  aujourd’hui sur deux leviers : le sexe et le fétichisme.

Le sexe : le tout nouveau mode opératoire est l’utilisation de très belles filles comme appât (car l’homme croit plus vite à la femme) ; des créatures divines devant qui aucun homme ne peut résister. Ces femmes entrent en action quand la victime se met en ligne sur un autre serveur relié subtilement à un poste muni de webcam. La fille s’offre dans un mouvement de « tchat » à sa victime qui la plupart du temps est un européen. D’échange en échange, la fille se dénude  (comme un début de striptease) laissant imaginer le reste de son corps à son correspondant. Dans la soif de découvrir le reste de son corps voluptueux, plusieurs personnes sont ainsi appâtées et on attend que ces derniers laissent un contact par lequel les cybercriminels entrent en activité. Le contact établi, le jeu peut maintenant commencer.

Le fétichisme : à l’aide de la divinité protectrice et des paroles incantatoires, le cybercriminel se met à soutirer petitement de l’argent à ce blanc. Le pouvoir du verbe se fait chair et tout coule. Pour les plus tenaces dans cette relation, il lui est proposé de descendre connaitre le Bénin. Mais avant la descente, sur injonction du parrain à la fille, c’est à le « gay-men », beaucoup de mandats ou de western union sont faits histoire de permettre à cette fille de s’acheter d’énormes choses  (maison, voiture, moto, portable, maquis, chemise, etc.).  Pendant ce temps, c’est le compte en banque du blanc qui se vide.

Quelle est donc cette divinité ?

C’est la divinité « kinninsi » qui est utilisée. Une divinité qui aux dires des adeptes est très prolifique en dons. Il suffit de lui faire une promesse ferme et il peut te faire des miracles. D’abord on fait quelques sacrifices nocturnes pour le fétiche pour implorer sa miséricorde afin que le blanc envoie les mandats. Et quand le blanc descend, c’est un grand bouc comme à la tabaski qu’on lui offre en guise de gratitude.

Dans les années à venir, quelle sera la nouvelle stratégie ? Wait and see si les Européens continuent toujours de croire en eux.

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