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Plume d'agriculteur
02. déc.
2014
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Les acariens mettent à mal la révolution verte au Benin

L’autosuffisance et la sécurité alimentaire passent forcément par le développement du secteur agricole et agroalimentaire. Au rang du secteur agricole, nous avons la production animale et la production végétale. Depuis l’avènement du régime Boni Yayi et de la crise alimentaire de 2008, la production animale connait un essor. Mais cet essor a des répercussions négatives sur la production végétale.En effet, les acariens issus de l’élevage des volailles attaquent les cultures maraichères spécifiquement les plantes de la famille des solanacées empêchant les plantes de connaître la floraison. C’est une famille de plantes qui a une grande importance économique. En sont issus bon nombre de légumes et de fruits tels que :

  • Pomme de terre,
  • Tomate,
  • Aubergine,
  • Physalis,
  • Piment,
  • Poivron,
  • Lyciet commun.

Ce phénomène est surtout constaté dans la zone sud méridionale du Bénin surtout dans les environs de la commune de Pahou. « C’est pour la première fois depuis près de 10 ans que je fais le maraîchage que je vis ce phénomène » a martelé M. Camille TOHOZIN, un fermier de la commune d’ Agbanhizou. En fait, ces maraîchers, soit font le maraîchage à proximité des poches d’élevage, soit utilisent les fumiers issus de ces élevages. Ce qui facilite l’action des acariens.
Le drame est que les pesticides, insecticides, herbicides, fongicides ou acaricides ont prouvé leur limite face à ce phénomène.
Que faire donc face à cet état de chose si tant est que la révolution verte s’avère incontournable ?
Que faire à l’ère de la production des produits biologiques, gage d’un développement durable ?

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02. déc.
2014
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Le fromage de soja : source de richesse

La consommation en aliment riche en protéines (viande, poisson, lait, fromage) est l’apanage de tout consommateur quel que soit son bord (religieux, ethnique) depuis des lustres.

La conséquence directe est que ces produits notamment poisson et viande coûtent de plus en plus chers car la demande est plus forte que l’offre. Or, il existe une solution à cela. C’est le soja. Ce dernier est riche en protéines autant que la viande et le poisson mais ne coûte rien.

Ceux qui l’ont compris très tôt et l’ont adopté sont les femmes. Elles le fabriquent de manière artisanale et vue la pénibilité du travail, elles ne traitent en moyenne que 10kG de soja/jour. Ce qui ne couvre pas tant quantitativement que qualitativement le marché national.

Pour résoudre ce problème, la production du fromage à l’échelle industrielle s’avère nécessaire pour le bonheur des béninois. Car cela permettrait non seulement de combler le gap qu’il y a entre la demande et l’offre en matière de produits riche en protéines et aussi d’apporter une valeur ajoutée à la culture du soja qui est d’ailleurs une filière au Bénin.

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02. déc.
2014
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Les TIC au service du développement du secteur agricole

Il n’est nul doute aujourd’hui que ce qui se passe à des milliers de kilomètres de soi est tout de suite appris par tous ceux qui sont sur la planète. Et cela, grâce au téléphone, à l’internet, aux technologies de l’information et de la communication.Mais chose paradoxale, chacun de nous ignore ou n’est au courant de tout ce qui se passe à quelques pas de lui. Par exemple, celui qui est au marché Dantokpa (Cotonou) ne sait rien du coût des produits agricoles au marché Wologuêdê (Cotonou).

De même celui qui est au marché de Bohicon n’est pas au courant du prix des produits agricoles au marché de Glazoué. L’Office Nationale d’Appui à la Sécurité Alimentaire (ONASA) ayant compris ce phénomène a mis en place un service dont le nom est Système d’Information sur les Marchés. Ce système permet d’informer les acteurs à divers niveaux du prix des produits agricoles.

Mais le hic est que ces données ne sont disponibles que des jours voir des mois après que les marchés aient lieu. A chaque jour de marché ses prix. Or il suffisait juste qu’un industriel ou qu’un commerçant qui a besoin de tonnes de graines de soja par exemple, au lieu de le prendre à 350FCFA/kG au marché Dantokpa sache que c’est à 130FCFA/kG au marché de Bohicon.

Et le business est fait et bien fait. Ce qui par conséquent participe du développement du secteur agricole car les paysans écouleront facilement leurs produits.

Que faire donc si tant est que nous voulons que les produits soient écoulés à temps et que chacun des acteurs à divers niveaux soit gagnant ?

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28. nov.
2014
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Les emballages plastiques: un poison lent pour l’environnement et pour la sécurité alimentaire

étiquette saucisse
étiquette saucisse

L’utilisation des sacs plastiques date de très longues années au Bénin. Ils facilitent le transport des biens, aident les femmes pour les emplettes, facilitent la conservation des aliments et la combustion du charbon de bois…

Les sachets sont fabriqués avec les dérivés du pétrole : les polypropylènes et les polyéthylènes. Pour obtenir la couleur du sachet, on y ajoute du souffre et des métaux lourds comme le plomb. La combustion des sacs plastiques entraine le dégagement de la dioxine. C’est un gaz qui est source de cancer de poumon, de peau, de gorge, etc.

Pour ceux qui sont exposés à ce gaz, il cause la mort des cellules au cours de la production des gamètes : tout pour être stérile. Mais force est de constater qu’une pratique se développe de jour en jour : c’est l’utilisation des sacs plastiques pour faire le feu du charbon de bois. «Je les utilise pour faire mes emplettes et je m’en sers également pour faire le feu avec le charbon de bois. Ils sont très pratiques et me permettent de faire beaucoup d’économie. Je ne sors plus un seul franc pour acheter du pétrole avant de faire la cuisine», explique Huguette Akpovo, mère de six enfants, rencontrée à Dantokpa, marché international de Cotonou.« Que pouvons-nous faire sans les sacs plastiques!», soupire- t-elle ».

Un autre danger est celui de la pollution de l’environnement. Tenez- vous tranquilles, l’utilisation de ces sachets ou sacs plastiques durent en moyenne 20 minutes mais sa dégradation dure au moins un siècle. Ce qui a des conséquences comme :

  • La pollution de la nappe phréatique donc une agriculture en danger,
  • L’imperméabilité grandissante des sols car les sachets plastiques empêchent l’eau d’infiltrer facilement la terre ce qui entraine l’inondation,
  • Les feux de brousse ou des ordures contenant d’importantes quantités de sacs plastiques entrainent  la pollution atmosphérique à cause du dégagement de la dioxine.

Le Rwanda a compris si tôt, qu’il a déjà interdit depuis cinq ans l’utilisation des sachets plastiques. Quant au Benin, envahi par ces objets surtout que nous sommes à côté d’un pays qui en est un grand producteur, il attend toujours que les partenaires financiers viennent d’abord élaborer des projets de loi.
Où sont les associations de défense des consommateurs ? que pensent nos autorités politiques de cette situation ? Sommes-nous plus intelligents que le Rwanda ?

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28. nov.
2014
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Le poisson frais : un casse-tête pour le consommateur béninois

Le sous-secteur pêche contribue pour environ 3% du produit intérieur brut (PIB) et est fortement pratiquée (pêche) au sud du Benin. Elle occupe environ 25% de la population agricole et alimente l’essentiel de la consommation du poisson (plus de 2/3). C’est d’ailleurs les raisons pour lesquelles le gouvernement de Boni Yayi a inscrit ce secteur comme une chaîne de valeur ajoutée dans le plan stratégique de relance du secteur agricole (PSRSA).Mais malgré cette volonté affichée et les moyens déjà consentis par les ateliers, séminaires, foras, ce secteur peine à se retrouver. La conséquence directe est qu’aujourd’hui le béninois moyen lambda a du mal à se payer du poisson frais (surtout les plus consommés sont le poisson tilapia et le poisson clarias).
Aux dires de madame Lydie ALAPINI : administratrice des pêches, plusieurs raisons expliquent la cherté du poisson frais :
–    Le réchauffement climatique qui bouleverse les cycles de vie des espèces,
–    L’augmentation de la population de pêcheurs. Figurez-vous qu’il y ait plus de médecins que de malades !
–    L’arrêt biologique des espèces,
–    L’utilisation des engins prohibés malgré l’existence d’une multitude de décrets et arrêtés interministériels,
–    La fermeture du chenal,
–    Le transport des produits pétroliers « frelatés » par les cours d’eau.
Où en sommes-nous avec les multiples projets et programmes financés à coût de milliards ? de jour en jour, le coût de la vie s’élève mais on a du mal à intensifier la production halieutique nous laissant donc aller avec dame nature.

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28. nov.
2014
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Le palmier à Huile: une chaîne de valeur ajoutée, en panne de valeur

La culture du palmier à huile au Benin revêt une importance historique. C’est depuis le temps du roi GUEZO (1818-1858) que cette culture a commencé faisant du Bénin (Dahomey dans le passé) le premier pays exportateur d’huile de palme en Afrique. Mais force est de constater que le Bénin a perdu cette place depuis fort longtemps bien que des chercheurs et des institutions de recherche comme le CIRAD aient trouvé des espèces à haut rendement communément appelées « les palmiers sélectionnés ».
Bien que le gouvernement de BONI YAYI ait fait de ce secteur une chaine de valeur ajoutée dans le plan stratégique de relance du secteur agricole (PSRSA), de sérieux problèmes continuent de miner  ce secteur. Ces problèmes sont plus d’ordre social que technique :

  • Les héritiers des feu propriétaires de terres formant des coopératives depuis les années 1970 non seulement divisés réclament leur bien (la terre).  Ce qui entraine une sous exploitation de ces plantations car les pieds de palmiers ne sont pas renouvelés à temps. Au passage nous vous rappelons que le Bénin compte trois grandes coopératives :
  1.     La coopérative de Agonvy qui fait 11.2OO hectares,
  2.     La coopérative de Hinvi qui fait 8.700 hectares,
  3.     La coopérative de Houin-Agamè qui fait 5.100 hectares.
  • Certains héritiers vendent déjà les terres de ces coopératives entrainant du coup une diminution des plantations. Un exemple palpable est celui de la commune d’Abomey- Calavi ou tout un quartier a disparu au profit de l’urbanisation grandissante. C’est le quartier ZOPA qui signifie Zone des Palmiers.
  • Des personnes déciment volontairement les pieds de palmiers à huile au profit de sa transformation en vin de palme communément appelé « sodabi » comme dans la zone de SEHOUE au profit d’autres cultures.

Par ailleurs, au Bénin  nous n’avons que des unités de type artisanal ou semi-artisanal qui se chargent de la transformation des régimes en huile de noix de palme et en huile de noix palmiste. Ce qui ne permet pas d’optimiser la production. Seule l’usine FLUDOR BENIN SA fabrique à l’échelle industrielle de l’huile de noix palmiste. Mais la matière première est importée du Ghana.

Au vue de tout cela, un mouvement dénommé MODES (Mouvement de Développement Social) dont le président est M. Pascal Todjinou a vu le jour invitant hier le ministère de l’élevage, de l’agriculture et de la pêche via son secrétaire général à réfléchir sur la question du  développement du palmier à huile au Benin.

Allons-nous attarder encore sur des séminaires ou à la création d’autres mouvements avant de passer à l’action ? En quoi aujourd’hui le Benin est le premier exportateur depuis qu’il a perdu sa place au niveau du palmier à huile ?

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27. nov.
2014
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Sécurité alimentaire: la chasse aux étiquettes

étiquette saucisse
étiquette saucisse nankpan.mondoblog.org

Aujourd’hui, l’homme se soucie de plus en plus de sa santé. Les industries et les firmes ont compris et utilisent comme stratégies commerciales sur les étiquettes des produits agroalimentaires des thèmes ou phrases tels que : « réduit le taux de cholestérol« , « solidifie les os« , « élimine la graisse« , « purifie le sang » …

A cette allure, on finira par confondre les aliments (sur ceux transformés) à des pilules (médicaments).
En effet, suite à une étude réalisée par European Food Safety Authority (EFSA) en trois ans sur 2760 étiquettes de produits, seules 50 sont bonnes. Soit plus de 80% des étiquettes donnent un avis négatif.
Comprenons que ce n’est pas que le produit n’est pas bon mais plutôt que les promesses faites sur les étiquettes sont fausses. Pour cela, la commission européenne prépare un projet de règlementation qui sera proposé aux Etats d’ici 2012.

Au Bénin, que faisons-nous face à cette panoplie de produits importés et manufacturés ou bien nous attendons d’abord que l’UNION EUROPEENNE face la sienne afin que nous puissions plagier?

Où sont les associations de défense des consommateurs? Où en sommes-nous dans l’application de la loi n°2007-21 DU 16 OCTOBRE 2007 Portant protection du consommateur en République du Bénin?

 

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18. nov.
2014
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Manioc : source de richesse du Bénin en baisse de production

Le manioc est un produit alimentaire de base vital pour une plus grande partie de la population africaine. Et c’est l’une des raisons pour lesquelles le Burkina Faso envisage d’en diversifier son usage afin d’assurer l’autosuffisance alimentaire.
Au Bénin, la culture du manioc se fait depuis plus d’un demi-siècle. Elle est d’ailleurs une filière et fait partie des filières choisies par le gouvernement à travers le Plan Stratégique de Relance du Secteur Agricole (PSRSA). Du manioc, une multitude de produits alimentaires peut découler :

  •  Les feuilles servent de légumes dans la gastronomie ;
  •  Dès racines, on a : du tapioca,  l’amidon, des cossettes, le la farine, de l’alcool alimentaire et médical, du gari sous cinq différentes classes

Bref, le manioc est une mine de richesse et de trésor pour une nation qui l’approprie. Et c’est ce qui a fait d’ailleurs l’existence du Programme de Développement des Racines et Tubercules-PDRT (2001-2008).

Ce programme a duré 07ans. Son objectif général est de contribuer durablement à la lutte contre la pauvreté par l’augmentation des revenus et l’amélioration des conditions de vie des ménages ruraux et des femmes rurales les plus vulnérables à travers la rationalisation des activités de production, de transformation et de commercialisation des racines et tubercules dans les zones favorables à leur culture et touchés par la pauvreté.

Mais force est de constater que cette production n’a pas cessé de baisser. Figurez-vous que la production du manioc est passée de 3.055.523 tonnes en 2003 à 2.804.734 en 2007 selon les dernières données sur la production agricole béninoise. « Les superficies emblavées sont passées de 237.892 ha en 2003 à 220.432 ha en 2006, soit une baisse de 17.469 ha en moins de trois ans. De même, le rendement sur la même période a légèrement chuté de 12,84 tonnes par hectare en 2003 à 12,72 tonnes par hectare en 2006» a souligné le chercheur en agronomie MOUSSA BELLO. Cela pourrait s’expliquer par l’inexistence de marchés potentiels à l’international hormis les pays limitrophes qui eux aussi cultivent le manioc.

Aussi l’absence sur le territoire national de grosses usines capable d’absorber la production béninoise de manioc pourrait justifier la baisse de la production. La question à se poser est de savoir si la fin du PDRT traduit la baisse de la production du manioc. Est- ce à dire aussi que le PDRT a manqué de structurer ou de trouver de marchés potentiels pour la commercialisation du manioc?

A ce rythme, le gari risque de devenir une denrée alimentaire de luxe et ne serait qu’à la portée des béninois ayant un pouvoir d’achat élevé.

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18. nov.
2014
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Production et transformation de produits Biologiques pour un développement durable

Le marché des aliments biologiques est en forte progression depuis une dizaine d’année. Ce qui a fait développer le concept de « produit bio ».Si ce marché des produits biologiques semble intéressant, il demeure encore peu exploité par les pays africains. En effet, un produit biologique est un produit agricole ou une denrée alimentaire dont les méthodes de production visent à respecter l’environnement et les équilibres naturels. Dans ce cadre, le mode de production ne fait intervenir aucun produit chimique de synthèse (pesticides, insecticides, herbicides, fongicides, métabisulfite de sodium, soude…) et exclu radicalement l’utilisation d’organismes génétiquement modifiés (OGM). Par conséquent, ce type d’agriculture a des contraintes telles que :

  • L’interdiction d’utiliser des insecticides, pesticides et autres ;
  • L’interdiction d’utiliser le carbure de calcium pour accélérer le mûrissement des fruits ;
  • L’interdiction d’utiliser de l’eau de javel pour laver les fruits ;
  • La production de produits biologiques ne doit pas se faire avec la production de produits conventionnels (les parcelles et les lieux de stockage doivent être clairement séparés).

L’application ou le respect de ces contraintes offre un modèle de développement pour l’Afrique. Il (agriculture biologique) respecte l’environnement et permet de lutter efficacement contre l’insécurité alimentaire. En intégrant les pratiques agricoles traditionnelles et en utilisant les ressources locales, l’agriculture biologique convient particulièrement bien aux agriculteurs africains notamment le Bénin qui est encore à l’étape d’agriculture de type familial. De plus, ce modèle d’agriculture est le plus efficace pour freiner le dramatique processus de désertification qui actuellement secoue le continent africain. Elle améliore la santé humaine et maximise les services environnementaux par la préservation de la biodiversité, l’amélioration des sols et l’exclusion des intrants chimiques agricoles qui contaminent les êtres humains et les écosystèmes.  Le programme EPOPA mis en place par l’Agence suédoise de coopération est un bel exemple.
Mais le drame est que les pays africains promeuvent le développement des cultures d’exportation comme le coton. Par exemple le Bénin déploie d’énormes moyens financiers tels que la subvention des intrants (engrais, herbicides, insecticides) aux producteurs. Ce qui contribue inévitablement à la destruction des sols et de l’écosystème.
A cette allure, nous courrons dangereusement vers une famine sans précédent. Par ailleurs, à quand l’introduction et le développement de la culture du coton biologique au Benin  à l’instar du Burkina Faso ?agriculture-afrique

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Auteur·e

L'auteur: SOUROU HERVE APPOLINAIRE NANKPAN
Diplomé d’une licence en Biotechnologie des industries agroalimentaires à l’Université Africaine de Technologie et de Management, je suis passionné par le domaine agricole qui est au service de l’agroalimentaire. En 2009, avec un désir chronique de découvrir ce qui se passe sur le terrain, j’ai travaillé pour le compte du projet d’appui au secteur privé (PASP) en tant que responsable qualité au profit de la société DIAX Sarl. Suite à la fermeture de l’entreprise, je pars pour la France en 2010 dans l’optique d’améliorer mes capacités et performances toujours dans le domaine de l’agroalimentaire où j’ai travaillé au sein d’une grande entreprise fromagère du nom de TRIBALLAT NOYAL. A la fin de cette année, je rejoins donc mon pays natal le Bénin pour mettre mes talents au profit de la nation.

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